À Cugnaux, une photographie des DPE dominée par la classe C, loin devant F et G

Publié le 24 septembre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 3 776 diagnostics enregistrés à Cugnaux, dont 61,9 % en classe C. Cette photographie fait ressortir 85 diagnostics F ou G, sans permettre de compter autant de logements uniques.

À Cugnaux, une photographie des DPE dominée par la classe C, loin devant F et G — Cugnaux

À Cugnaux, la photographie du parc immobilier diagnostiqué publiée ici le 24 septembre 2026 présente un profil nettement dominé par la classe C. Dans la dernière extraction ADEME utilisée, datée du 18 septembre, cette étiquette représente 2 339 des 3 776 diagnostics enregistrés, soit 61,9 %. Les classes F et G réunissent, elles, 85 enregistrements, soit 2,3 %. L’actualité tient à cette mise à jour des données et à leur lecture locale, non à un événement municipal. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, l’enjeu est de comprendre ce contraste sans confondre le profil statistique du corpus avec celui de chaque bien.

À Cugnaux, 3 776 diagnostics, mais pas forcément autant de logements

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Cugnaux
A92
B247
C2 339
D793
E220
F60
G25
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-18.

Le périmètre étudié est celui de Cugnaux, en Haute-Garonne, identifié par le code INSEE 31157. Le jeu local retient une population communale de référence de 20 662 habitants. Cette donnée de contexte ne constitue pas un dénominateur permettant de mesurer la couverture du parc résidentiel : la base compte des diagnostics, pas des habitants ni des logements uniques. Un même logement pouvant apparaître plusieurs fois, les 3 776 enregistrements ne désignent pas nécessairement 3 776 biens distincts. Les pourcentages d’étiquettes décrivent donc la composition de cette extraction. Ils ne permettent ni de calculer la part de tous les logements de la commune déjà diagnostiqués, ni de connaître celle des logements non représentés.

La classe C donne le ton, tandis que la classe D reste bien présente

La singularité chiffrée de cette photographie est d’abord le poids de la classe C : 61,9 % des diagnostics enregistrés portent cette étiquette. La classe D arrive ensuite, avec 793 diagnostics et 21,0 % du total. Les classes A et B représentent respectivement 92 et 247 enregistrements, soit 2,4 % et 6,5 %. Le corpus local ne se résume donc ni aux étiquettes les plus performantes ni aux classes F et G. Son centre de gravité se situe en C, avec une présence notable de D. C’est ce profil, plutôt que la seule proportion de F et G, qui caractérise les données disponibles pour Cugnaux.

Pour situer un bien proposé à la vente ou à la location, cette distribution apporte un repère, mais pas une évaluation individuelle. Un diagnostic C s’inscrit dans l’étiquette la plus représentée du corpus ; cela ne renseigne pas, à lui seul, sur la surface, la période de construction ou le chauffage du bien concerné. Inversement, les 21,0 % de diagnostics D montrent que cette classe occupe une place importante dans les enregistrements locaux. Rien dans les faits fournis ne permet de relier une étiquette à un prix de vente, à un loyer ou à un délai de transaction. La comparaison reste ici strictement énergétique et descriptive. Si vous préparez une cession, notre outil d’estimation immobilière à Cugnaux s’appuie sur les transactions réelles enregistrées dans la commune.

  • A : 92 diagnostics enregistrés, soit 2,4 % ; B : 247, soit 6,5 %.
  • C : 2 339 diagnostics enregistrés, soit 61,9 % ; D : 793, soit 21,0 %.
  • E : 220 diagnostics enregistrés, soit 5,8 %.
  • F : 60 diagnostics enregistrés, soit 1,6 % ; G : 25, soit 0,7 %.

Pour les bailleurs, distinguer les classes G, F et E reste décisif

La faible proportion de F et G dans cette extraction ne doit pas effacer les différences entre les deux classes. Les 85 diagnostics concernés comprennent 60 F et 25 G. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite les logements F en 2028 et E en 2034. Ces dates donnent une portée concrète à la lecture des étiquettes pour les bailleurs. Elles ne permettent toutefois pas de compter les locations concernées à Cugnaux : les données fournies ne précisent pas le statut locatif des biens diagnostiqués.

La classe E mérite ainsi une attention distincte, même si elle n’entre pas dans le total F et G. Elle représente 220 diagnostics enregistrés, soit 5,8 % du corpus local. Pour un bailleur, lire uniquement la proportion de 2,3 % de F et G laisserait de côté cette autre échéance prévue. Il faut néanmoins conserver la bonne unité : 220 diagnostics E ne signifient ni 220 logements uniques, ni 220 logements actuellement loués. La photographie permet de repérer le poids de cette étiquette dans la base, mais pas de mesurer le nombre de baux concernés ou de dresser un calendrier propre à chaque propriétaire.

  • Classe G : le critère de décence énergétique n’est plus satisfait pour un nouveau bail en métropole depuis le 1er janvier 2025.
  • Classe F : l’échéance prévue est 2028 ; l’extraction locale compte 60 diagnostics de cette classe.
  • Classe E : l’échéance prévue est 2034 ; l’extraction locale compte 220 diagnostics de cette classe.

À la vente, l’étiquette et le type de bien doivent être lus ensemble

Pour les vendeurs et les acquéreurs, un autre cadre doit être distingué de celui de la location. L’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole ; la classe E est concernée depuis le 1er janvier 2025. La lecture utile des données locales associe donc deux dimensions : l’étiquette énergétique et le type de bien. La seule présence d’un diagnostic E, F ou G dans l’extraction ne suffit pas à dénombrer les ventes entrant dans ce cadre. Aucun volume de transactions ni aucune ventilation croisée de ces catégories n’est fourni.

Les maisons individuelles représentent 32,7 % dans l’extraction locale, mais ce chiffre n’indique pas combien d’entre elles sont classées E, F ou G. Il serait donc incorrect d’appliquer mécaniquement cette proportion aux effectifs de ces trois étiquettes pour estimer un nombre d’audits. La donnée ne renseigne pas non plus le nombre d’immeubles en monopropriété. Pour un projet précis, la photographie communale sert de contexte, tandis que les caractéristiques du bien déterminent sa correspondance avec le périmètre réglementaire décrit. Cette distinction évite de présenter la majorité de diagnostics C comme une réponse à une question qui dépend du bien effectivement vendu ou acquis.

L’ancienneté du bâti apporte un contexte, sans expliquer les étiquettes

La période de construction dominante est 1948-1974, avec 23,5 % du corpus géolocalisé. Les données d’ancienneté indiquent également 4,6 % de bâti antérieur à 1949, 28,0 % antérieur à 1975 et 54,6 % pour les périodes antérieures à 2001. Ces repères donnent de la profondeur à la photographie : la forte présence de C coexiste avec une représentation de périodes de construction anciennes dans les données locales. Ils ne constituent cependant pas une explication de cette répartition énergétique. Aucune correspondance entre année de construction et étiquette n’est fournie, et aucun historique de travaux ne permet d’attribuer les résultats observés à des interventions sur les bâtiments.

Ces seuils d’ancienneté ne doivent pas être additionnés : le bâti antérieur à 1949 appartient aussi aux ensembles antérieurs à 1975 et à 2001. La période dominante 1948-1974 répond, elle, à un découpage différent. Son poids de 23,5 % est explicitement rapporté au corpus géolocalisé, ce qui appelle une vigilance sur le périmètre de comparaison avec les 3 776 diagnostics enregistrés. Pour un acquéreur ou un propriétaire, l’année de construction situe le bâtiment dans une histoire constructive, mais les données présentes ne permettent pas d’en déduire son étiquette. Elles ne montrent pas davantage que les diagnostics C seraient concentrés dans une période particulière du bâti de Cugnaux.

Surface, consommation et coût : trois médianes, pas un logement type

L’extraction fournit trois repères complémentaires : une surface médiane de 68 m², une consommation médiane de 140 kWh/m²/an et un coût énergétique annuel médian estimé de 1 002 €. Le terme médian est important : ces valeurs ne sont pas présentées comme des moyennes. Elles résument chacune une distribution, sans décrire nécessairement le même enregistrement. On ne peut donc pas reconstituer un logement type de Cugnaux en assemblant automatiquement ces trois chiffres. Le coût demeure par ailleurs une estimation dans les données fournies, et non une facture constatée pour chaque occupant. Ces indicateurs éclairent le corpus sans constituer une prévision individuelle de dépenses.

Pour comparer un bien à ces repères, les dimensions doivent rester séparées. Une surface supérieure ou inférieure à 68 m² ne suffit pas à situer sa consommation par mètre carré, et la valeur de 140 kWh/m²/an ne donne pas à elle seule son coût annuel. Le jeu de faits ne fournit ni distribution détaillée des surfaces ni croisement entre consommation, coût et étiquette. Il n’autorise donc pas à attribuer les 1 002 € aux seuls diagnostics C, malgré leur majorité. Pour vendeurs, bailleurs et acquéreurs, l’utilité de ces médianes réside dans la contextualisation des données d’un bien, pas dans une promesse de budget énergétique.

  • 68 m² : surface médiane du corpus, sans description d’un logement unique représentatif.
  • 140 kWh/m²/an : consommation médiane, sans ventilation fournie par classe énergétique.
  • 1 002 € : coût énergétique annuel médian estimé, à ne pas présenter comme une facture individuelle.

Le gaz naturel ressort, mais son lien avec les classes reste inconnu

Le gaz naturel ressort comme chauffage principal dans l’extraction, avec 2 042 diagnostics enregistrés. C’est un élément important du profil local, à côté de la prépondérance de la classe C et de la surface médiane de 68 m². Ces constats restent toutefois parallèles : aucun croisement n’est fourni entre énergie de chauffage et étiquette DPE. Il serait donc infondé de soutenir que le gaz explique le poids de C, ou qu’il caractérise particulièrement les diagnostics F et G. De même, les 2 042 enregistrements ne peuvent pas être assimilés à autant de logements uniques chauffés au gaz naturel, compte tenu des répétitions possibles dans la base.

Cette information sur le chauffage complète la lecture d’un projet immobilier sans permettre de tirer une conclusion sur un équipement particulier. Le corpus fourni ne détaille pas les autres énergies, les caractéristiques des installations ou leur répartition selon les périodes de construction. Il ne relie pas non plus les 1 002 € de coût annuel médian estimé aux seuls diagnostics mentionnant le gaz naturel. Pour les propriétaires et les acquéreurs, séparer ces niveaux de lecture évite une fausse précision : un mode de chauffage fréquent dans les enregistrements locaux ne permet pas d’anticiper la consommation, le coût ou la classe énergétique d’un bien déterminé.

Secteurs et risques : les limites d’une lecture à l’adresse

Les secteurs IRIS analysés sont Quartier Périphérique, Agora, Centre, Maurens et Francoy. Leur présence dans le périmètre d’analyse ne s’accompagne ici d’aucun effectif ni d’aucune répartition énergétique propre à chaque secteur. Il n’est donc pas possible de les classer, de désigner celui qui concentrerait les diagnostics C ou de localiser les F et G à partir des seuls faits disponibles. Pour un vendeur ou un acquéreur, l’échelle communale reste un contexte, non un substitut aux caractéristiques d’un bien. La photographie ne permet pas davantage de comparer les surfaces, les coûts énergétiques ou les périodes de construction entre ces cinq secteurs de Cugnaux.

Sur les risques, aucune famille n’est renseignée dans les informations Géorisques fournies ; la zone sismique est également non renseignée, tandis que le potentiel radon est indiqué à 1. L’absence de renseignement ne démontre pas une absence de risque et ne permet pas de qualifier une adresse particulière. Cette réserve rejoint la limite générale de l’analyse : la mise à jour documente les diagnostics présents dans l’extraction, pas chaque logement de la commune. Son enseignement central demeure une forte majorité de C, une présence notable de D et des effectifs E, F et G à distinguer selon les échéances et les projets, sans extrapolation au parc entier.

Questions fréquentes

Les 3 776 diagnostics correspondent-ils à 3 776 logements de Cugnaux ?

Non. La base compte 3 776 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les effectifs et pourcentages décrivent les enregistrements, pas un nombre établi de logements uniques.

Quelle étiquette domine dans la dernière extraction utilisée ?

La classe C représente 2 339 diagnostics, soit 61,9 % des enregistrements de l’extraction ADEME du 18 septembre 2026. La classe D suit avec 793 diagnostics, soit 21,0 %. F et G réunissent 85 diagnostics, soit 2,3 %.

Quel est le périmètre de l’audit énergétique réglementaire à la vente ?

En métropole, il concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G, la classe E étant concernée depuis le 1er janvier 2025. Les données locales ne permettent pas de compter les ventes relevant de ce périmètre.

Sources officielles

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